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Adossée à une ancienne porte du XIVème siècle, la Maison du Portal est une belle demeure bourgeoise du XVIIème siècle. Elle est l’un des premiers foyers culturels du Moyen Pays niçois.
Elle présente tout au long de l’année des expositions de peintures, sculptures, patchwork, photographies. Elle organise des concerts et des conférences.
Elle abrite en permanence la collection personnelle des œuvres du sculpteur Jean-Pierre Augier (140 pièces).
Le Musée d'Entomologie
Le Musée Educatif d'Entomologie de Levens, spécialisé dans l'initiation à l'Entomologie, la découverte du monde des insectes, propose cette science comme activité éducative d'éveil aux enseignants épris de nature et il propose aux directeurs, professeurs, instituteurs et institutrices du primaire et du secondaire :
· Des visites du Musée pour les classes : présentation des insectes (10 000) et explications de la vie de divers insectes de notre terroir,
· Des expositions dans votre école ou votre collège,
· Des planches entomologiques,
· Des élevages d’insectes faciles à réaliser en classe.
Le riche lointain passé de Levens se découvre en parcourant ses ruelles : linteaux de portes aux inscriptions latines, vestiges de la Tour Carrée romane construite sur une assise de blocs de l’époque préromaine, façades des maisons, cours et jardins du vieux village que l’on découvre en flânant à travers ses rues piétonnes.
Le village est composé d’habitations groupées qui gardent les traces de la vie intense du Moyen Age.
La Chapelle des Pénitents Blancs*
de la Confrérie de la Sainte Croix « La Capela Blanca ».
Les Confréries des Pénitents, constituées dès le Moyen Age, étaient des associations de laïcs groupés dans un but de piété et de charité chrétienne. Les membres étaient recrutés parmi toutes les catégories sociales. Les confréries se distinguaient entre elles par la couleur de la CAPA (sac à capuchon en niçois) que les membres revêtaient lors des cérémonies religieuses pour masquer leurs différences sociales. Les Confréries ont proliféré dans le Comté de Nice à partir du XVIIème siècle.
A Levens, la devise des Pénitents Blancs est inscrite sur le fronton « Crux Ave Spes Unica » (Croix mon unique espérance). Les statuts des Pénitents Blancs témoignent des obligations morales et culturelles très strictes que s’imposaient les Pénitents. En dehors de leur vocation spirituelle, ils jouaient un rôle très important de société de secours mutuel et d’assistance notamment aux malades.
L’EXTERIEUR
La Chapelle construite en 1775 est tout à fait représentative de ces nombreux édifices religieux d’art baroque que l’on trouve dans la plupart des villages du Comté de Nice. La façade conserve une certaine sobriété. Le plan central est convexe tandis que les deux travées latérales sont rectilignes. Le fronton suit les lignes légèrement ondulantes de la façade. A noter, la seule ouverture : l’oculus bifide. La chapelle est dédiée à Notre-Dame de l’Assomption.
L’INTERIEUR
Cette chapelle est étonnante par son plan en forme d’ellipse, qui attire l’attention sur l’effet scénographique du très beau retable en gypseries polychromes du XVIIIème siècle.
Le groupe processionnel du XVIII ème siècle en bois polychrome, stuc et étoffes encollées. Etonnant équilibre de la statue « aérienne » de la Vierge soutenue par deux anges dans sa montée vers le ciel.
A gauche le tableau de l’Assomption de la Vierge (1587 de Coriolan Malagavazzo). Ecole de Crémone, dans la période qui suit de très près la Renaissance. La composition équilibrée du tableau évoque l’influence de Raphaël.
La Croix processionnelle des Pénitents surmontée d’un pélican, symbole de charité, emblème choisi pour le salut de l’humanité.
* Le terme de Confrérie du Gonfalon (étendard oriflamme) désigne aussi les Pénitents Blancs. Les Pénitents Blancs étaient les plus nombreux.
La Chapelle des Pénitents Noirs
de la Miséricorde « La Capela Negra ».
A Levens, les statuts de la Confrérie des Pénitents Noirs ont été fondés sous le titre de la Nativité de St . Jean-Baptiste et de St. Jean Décapité. Les Pénitents Noirs s’occupaient des malades, des pauvres, de la toilette des morts et des enterrements et participaient aux processions.
L’EXTERIEUR
La chapelle noire est de forme rectangulaire. La façade de style baroque est surmontée d’un fronton cassé et d’un joli clocheton à volutes posé sur le rebord du toit.
L’INTERIEUR
A gauche : Les stalles des pénitents, une statue de St. Jean-Baptiste dans sa chaise de procession décorée de colonnes torses de style baroque.
Au centre : Le retable dédié à la Vierge à l’enfant entourée de St. Jean-Baptiste et de St. Michel Archange. Tableau anonyme du XVI ème siècle, restauré par le fresquiste Guy Ceppa en 1979. On notera le paysage et les jolies petites scènes paysannes.
Sous l’autel : un Christ gisant en bois polychrome du XVII ème siècle.
Le chemin de croix date de la restauration sarde (1814 – 1860) et devait auparavant être dans l’église paroissiale.
Dans la Crypte étaient conservées les réserves de grains prêtés par les Pénitents aux paysans dont les récoltes avaient été mauvaises. C’était le Mont de Piété Frumentaire ou Granatique. Un musée d’art religieux y est installé.
L'Eglise Paroissiale Saint Antonin
ORIGINE
Adossée au rempart Nord - Est de l’ancien château féodal, l’Eglise est mentionnée pour la première fois en 1286 dans le chartrier de l’Abbaye de St. Pons (Nice).
LA FACADE
Restaurée au début du XX ème siècle à l’image de la Cathédrale de Monaco. Les pierres proviennent en partie des carrières de la Turbie, mais surtout des carrières de Ste. Claire, hameau de Levens. On peut imaginer l’ancienne façade en regardant le linteau en pierre de calcaire gris, déposé sur la place devant l’Eglise. D’après des photographies anciennes, le clocher était terminé par une construction à quatre pentes en forme de pyramide comme dans les Moyen et Haut Pays Niçois. Il fut transformé en une tour crénelée quand on installa l’horloge.
L’INTERIEUR
Plan basilical à trois nefs séparé par deux rangées de colonnes composées de hauts tambours en calcaire gris local très dur à travailler. Les bases comportent de curieuses têtes de style roman tardif, on peut remarquer la diversité des représentations : guerrier casqué, prêtre, jumeaux et le « sourire de Levens ». A noter le petit cartouche sur l’un des tambours de la première colonne : 1614, la date de l’importante restauration de l’Eglise.
Nous sommes devant un exemple de style baroque comme dans la plupart des églises de la région très influencées par le Piémont et la Ligurie.
Le chœur : les colonnes torses décalées donnent l’impression d’une perspective pour attirer l’attention sur le centre du retable.
L’interruption de l’entablement et du fronton fait apparaître la vision surnaturelle du Christ en Gloire. Le fresquiste Guy Ceppa a restauré en 1981-1982, le décor original des fresques qui décoraient l’Eglise au XVII ème siècle. A noter : la Table de communion de 1779 en marbre de Carrare polychrome et incrusté d’onyx. Quelques éléments du chœur datent du XVI ème siècle, notamment l’étonnante prédelle de 1594 racontant la vie de Saint Antonin.
La Vierge du Vœu : en 1735, une terrible épidémie de fièvre dévastait la région. Les levensans, en reconnaissance de la protection de la Vierge, firent le vœu en 1738, que pendant 30 ans la fête du 8 décembre en l’honneur de l’Immaculée Conception serait célébrée chaque année avec promesse de renouveler ce vœu chaque trente ans. La promesse a toujours été scrupuleusement tenue. La Vierge porte des vêtements somptueux réalisés par les sœurs cisterciennes de l’abbaye de Castagniers en 1955. La Vierge est au centre du retable encadrée par les tableaux de St. Antonin est de St. Jean l’Evangéliste . Sa robe bien d'être entièrement rénovée à l'occasion du renouvellement du voeu de 2008. Les deux toiles de Jacques Bottero, artiste niçois du XVII ème siècle, dans le chœur, représentent Saint Antonin.
Tous les autels et les retables de l’Eglise sont du même style baroque rajouté et s’accordent avec le décor du chœur. Ils sont tous classés par les monuments historiques.
De part et d’autre du chœur : l’autel et retable de Notre-Dame du Rosaire, toile du XVIII ème siècle, Gypseries polychromes époque Empire. L’autel des âmes du Purgatoire époque Empire : « Saint Louis de Gonzague et saint Nicolas de Tolentino intercédant auprès de Saint Pierre pour les âmes du Purgatoire ». Toile époque Empire.
La statue de Saint Antonin représenté avec la palme du martyre date du XIX ème siècle.
La Chaire à prêcher déplacée dans la première travée du bas côté nord, est en bois sculpté fin XVI ème siècle.
Le bras tendu tenait la croix pour représenter la force de Dieu.
La Pierre du Boutaù
Quand en 1621, Annibal Grimaldi fut étranglé à Tourrettes-Revest, César Grimaldi était baron de Levens. Il subit le contrecoup de cette chute fatale à sa famille, puisque cet événement décida les habitants à se révolter contre leur seigneur. La mort d’Annibal de Beuil fut le signal de la révolte des Levensans qui se débarrassèrent de leur seigneur César. Le château fut démoli… Enfin, les habitants, fiers et épris de leur indépendance, achetèrent tous les droits seigneuriaux. Se gouvernant désormais librement et ne dépendant que de leur municipe, c’est-à-dire d’eux-mêmes.
C’est pour perpétuer dans la mémoire de leurs descendants le fait historique de l’expulsion de leur dernier seigneur, que les Levensois de ce temps posèrent sur la place supérieure de leur village devant l’entrée de l’ancien château seigneurial, une pierre ronde, en forme de cône tronqué, à laquelle les habitants ont donné le nom de « Boutaù ».
La tradition de fierté et d’indépendance s’est si fortement conservée chez les Levensois que tous les ans, au cours de leur fête patronale ils organisent une farandole ou « brandi ». Après avoir parcouru les principales rues de la ville, les couples de danseurs vont poser le pied sur cette pierre symbolique en signe de victoire !
L’année 1621 vit donc simultanément la chute des Grimaldi de Beuil et de Levens, famille aussi célèbre par l’étendue de sa puissance que par l’éclat de sa fin.
Le Maréchal André Massena
La salle des Mariages
Elle est ornée de fresques de Louis Dussour (Directeur des Arts Décoratifs à Nice), réalisées en 1958 pour le bicentenaire de la naissance du Maréchal André Masséna, Duc de Rivoli, Prince d’Essling, dont la famille est originaire de Levens.
Le style rappelle celui des images d’Epinal, type d’imagerie populaire assez naïve qui raconte des récits héroïques et élogieux. Les couleurs vives et les traits noirs du dessin soulignent les personnages sur le font blanc du mur.
Le Square Masséna
Dédié à l’origine au Maréchal d’Empire André Masséna, le décor du square à été renouvelé en 1992 pour mettre en valeur la sculpture de Kees Verkade en hommage au Sénateur Joseph Raybaud, Maire de Levens pendant 62 ans.
Maison familliale des Masséna
Né le 6 mai 1758 à Nice, il passa son enfance à Levens. Grand militaire, général victorieux à la bataille du Brech d’Utelle, surnommé « l’enfant chéri de la victoire » par Napoléon 1er. Duc de Rivoli, Prince d’Essling, Maréchal de France, il mourut à Paris le 4 avril 1817.
François Malausséna
La salle de réunion du conseil municipal
1793 – 1794 : Nice « accueille » les troupes révolutionnaires françaises commandées par le Général d’Anselme. François Malausséna proclame les résultats du plébiscite des 15 et 16 avril 1860. François Malausséna (né à Levens) premier Maire français de Nice en 1860 remet les clefs de la ville à l’empereur Napoléon III le 12 septembre 1860. Un panneau indique les résultats chiffrés du plébiscite.
Maison natale de François Malaussena
A partir de la Renaissance apparaît la mode d’orner les linteaux des portes d’entrée des maisons bourgeoises avec des inscriptions latines et une date, comme ici : « Sors mea fuit in manibus Dei », « mon sort est dans les mains de Dieu ». Dans cette maison naît, le 18 août 1814, François Malausséna, avocat prestigieux, brillant politicien, il fut l’un des plus fervents artisans du rattachement du Comté de Nice à la France, en 1860. Premier Maire français de Nice, Conseiller général du canton de Levens, il consacra toute son énergie à l’aménagement de la région, jusqu’à sa mort en 1882.
Portes de l'ancien château
Edifié autour de la tour de guet, le premier château féodal est plutôt une maison aristocratique. Au XIIIe siècle, il est reconstruit en fonction de nouvelles données techniques. Le village s’installe alors autour de ce château, sur un éperon rocheux facile à défendre et doté de remparts de la fin du XIIIe et du XIVe siècles.
Le Portal
Sur ces remparts se trouvent les gonds de l’ancienne porte enlevée en 1622 par décision du duc de Savoie Charles-Emmanuel. Ce dernier ordonne de détruire les remparts et d’enlever les portes en représailles contre le seigneur de Levens César Grimaldi, son vassal.Adossée à ce qui subsiste des remparts du XIVe siècle, cette ancienne demeure bourgeoise possède une cave d’origine médiévale. Acquise par la municipalité en 1971, elle accueille des expositions temporaires et, en permanence, la collection personnelle du sculpteur Jean-Pierre Augier.
Fontaines, rigoles et abreuvoirs
La première arrivée d’eau a lieu en 1875 grâce à l’acquisition d’une source se situant au pied du mont Férion. Quatre fontaines coulant toute l’année sont aménagées(place de la Liberté, place du Portal, devant la pharmacie rue Masséna et place de la République). En 1880 est construit un lavoir. Auparavant, le village s’alimente en eau potable grâce à la pluie emmagasinée dans des citernes et à une petite source arrivant de la Fount, mais tarie en fin d’été. Des abreuvoirs pour les chèvres, les mulets, et les chevaux sont également installés. Des rigoles visibles dans le village servent à alimenter les jardins – les ouòrt en levensan et en nissart – en eau. L’arrosage est organisé par la mairie à tour de rôle, de jour comme de nuit, selon un horaire strict. L’eau circule par une rigole centrale qui se ramifie. Ce système fonctionne encore de nos jours.
La Colline
Point culminant du village à 600 mètres d’altitude. Panorama sur 360°. Vue sur les Gorges de la Vésubie, le canal de la Vésubie, le Mont Vial, la Madone d’Utelle, le Mercantour, le Mont Férion, et le Cap d’Antibes. Au dessus de la piscine les vestiges de la Tour de Guet. Certaines pierres proviennent de l’ancien oppidum de Levens ou castellum Leventi.